Au Nid de Brebis

Le Nid de Brebis


mercredi 18 février 2015

On se bouscule pour la formation des bergers - 11/02/2015 - LaDepeche.fr

On se bouscule pour la formation des bergers

Avec plus de 40 candidats pour 17 places, la formation de berger-vacher transhumant, qui se tient tous les deux ans, connaît un succès important et attire de plus en plus de jeunes femmes.
C'est un signe de l'évolution de la société, y compris montagnarde. «Avant, les secrets de berger étaient transmis d'oncle à neveu car ces hommes n'avaient pas souvent d'enfant, raconte Barbara Vinerier. C'était d'ailleurs plus un état, auquel on était prédestiné dès le plus jeune âge, qu'une profession.» Mais les temps changent et depuis 1991, une formation berger-vacher transhumant prépare les aspirants aux estives. Un parcours diplômant dont le succès va grandissant avec plus d'une quarantaine de candidats cette année, pour seulement 17 places dans le cursus en alternance qui débutera en mars.
Parmi eux, Thomas masque péniblement sa nervosité devant Barbara, lors de cet entretien au CFPPA de Lannemezan. Lors de la dernière sélection, il y a deux ans, le jeune homme avait buté à la 19e place sur 18 heureux élus. Son projet, celui de créer une communauté avec un camping, une chambre d'hôtes, une ferme pédagogique et des activités, ce Bordelais d'origine de 23 ans l'a bien en tête. «Je veux montrer que la vie peut-être imaginée et vécue différemment, raconte cet anar. Être avec des brebis et des chèvres, c'est mon rêve.» Un dessein idyllique que Sarah esquisse à peine. Cette jeune infirmière garde les pieds sur terre, mais a eu le déclic lors d'un trek au Maroc. Depuis, elle a fait un stage dans une fromagerie à Sost. «L'éleveuse était contente de voir des jeunes arriver, goûte-t-elle. J'aime soigner. J'ai tenté avec les humains, mais il y a trop de normes, de contraintes. Je n'ai pas peur de la solitude car en tant qu'infirmière, je pensais trouver beaucoup de relationnel, mais finalement, on fait sa journée seule. Et comme j'ai besoin d'être dehors !» Son projet : les estives l'été et sa blouse blanche l'hiver. Enfin, il y a Yohan qui après huit années comme technicien dans un bureau d'études ne «souhaite plus être enfermé en ville et a parcouru les sentiers et vallées des Pyrénées».
«On a vraiment tous les profils, résume Barbara Vinerier, la responsable de cette formation qui s'étend sur plus de quinze mois et deux saisons en estive. Il y a des gens qui savent où ils mettent les pieds et d'autres qui planent un peu. Tant qu'ils ne se cognent pas à la pluie, à la pierre, au brouillard, à la solitude comme à la promiscuité parfois, aux exigences du métier de berger, ils en restent à l'image d'Épinal.» La preuve, sur les 18 élèves de la dernière session, seuls dix ont obtenu leur titre homologué de berger-vacher transhumant, un diplôme de niveau 4. «Mais un tiers seulement des lauréats abandonne par la suite, tempère la responsable de cette formation proposée par les CFPPA de Lannemezan et Montardon et qui se déroule à Oloron-Sainte-Marie. Deux ans pour se former à tous les aspects, c'est un minimum, surtout que nous sommes les seuls à proposer la spécificité fromage.» Pour y goûter, les candidats devront satisfaire à la dernière journée de sélection fin février à Oloron avec quatre épreuves (marche en montagne, comportement en bergerie, entretien en salle et entretien psychologique). Le rêve d'une vie est à ce prix. Pour les autres, il faudra patienter deux ans pour intégrer la prochaine promotion.

Menace sur la profession

Barbara Vinerier est fière «de la reconnaissance» de ce métier à travers sa convention collective. Mais elle regrette les menaces qui pèsent sur le plan du soutien à l'économie de montagne. «Ce dispositif aidait les éleveurs en prenant en charge jusqu'à 80 % du salaire pour le gardiennage. Or, ces aides sont menacées et pourraient disparaître. Alors, les éleveurs ne pourraient plus embaucher. Cela aurait des conséquences dramatiques pour cette formation, mais plus généralement pour la montagne, le tourisme et toute l'économie qui en dépend.»ion des bergers - 11/02/2015 - LaDepeche.fr

Premier carrefour international ovin/caprin

L’ambition du premier Carrefour International Ovin Caprin (CIOC) n’est pas mince : créer un réseau international d'acteurs, de chercheurs et de spécialistes de la sélection génétique des petits ruminants. Cette rencontre d’éleveurs, de techniciens des organismes de sélection, de chercheurs, d’enseignants et de responsables professionnels se déroulera les mercredi 8 et jeudi 9 avril prochains à Saint-Affrique en Aveyron (Sud de la France). Elle est organisée conjointement par l’Upra Lacaune, le Coram (Collectif des races locales des massifs) et le lycée agricole La Cazotte à Saint-Affrique. La filière caprine y est associée avec la participation de Capgenes, l’organisme et entreprise de sélection caprine.
« La pérennité d’un maximum de races de petits ruminants, leur maintien sur leur territoire d’origine et leur développement passe nécessairement par une progression des résultats technico-économiques des élevages, donc en partie par le progrès génétique » explique Jean-Luc Chauvel, éleveur Président du CORAM. Pour développer cette sélection génétique, l’échelle internationale lui semble la plus opportune. « Nous avons pris l’habitude de travailler avec l’INRA ou l’Institut de l’élevage. En créant un réseau mondial, nous pourrons élargir notre connaissance et partager nos savoirs. Car désormais, les coûts d’investissement dans la génétique doivent s’envisager de façon plus globale ».
Environ 300 personnes sont attendues à Saint-Affrique pour découvrir les programmes d’amélioration génétique dans le monde. De nombreuses visites thématiques sont prévues autour de Saint-Affrique pour approfondir la sélection animale, les races et les innovations des filières ovines et caprines, tant en élevage allaitant que laitier. Une traduction en anglais sera assurée pour le public international.
Pour plus de renseignements : www.cioc.fr

 

Contact : Eric Barraud 00 33 (0)7 82 55 18 49
* Location: Saint-Affrique (South of France)* Web address: http://cioc.fr/

 

dimanche 15 février 2015

Appel à l'aide d'une bergère en détresse dans le 04

Bonjour tout le monde.

Je me permets de faire passer ce message urgent pour " Laine des Alpes".

 ( Page Facebook ) sur ce lien :

https://www.facebook.com/pages/Laine-des-Alpes/101690373237194?fref=ts

Si des personnes  connaissent ses lieu et mode de travail -ce qu'elle fabrique et ses produits ou connait tout simplement, n'hésitez pas à l'aider. Vous pouvez lui envoyer un message en MP si besoin de plus de renseignements.
Ceci est très URGENT. Merci.

Laine des Alpes ( Sandrine En Colline son FB perso )

A tous les gens qui me connaissent , qui sont passés par mon exploitation qui ont vu comment je travaille avec mes animaux j'ai besoin de soutien et d'attestations pour me défendre des personnes qui veulent expulser mes brebis de leur terrain ... merci de me contacter en MP si vous souhaitez me soutenir ...

Sia : retour des animaux dans le hall 1 - Sia 2015 : le guide du salon - Dossiers - La France Agricole

Sia : retour des animaux dans le hall 1 - Sia 2015 : le guide du salon - Dossiers - La France Agricole

Article 1 :

Sia : retour des animaux dans le hall 1

Après deux ans d'exil, la réorganisation des halls ramène une partie de l'élevage dans son bâtiment originel. L'organisation a aussi pris le parti d'abandonner la nocturne.

Rendez-vous à la Porte de Versailles du 21 février au 1er mars. LeSalon international de l'agriculture (Sia) y tiendra sa 52e édition, sous le même thème que l'an dernier, l'agriculture en mouvement, qui sera l'occasion de parler du « mieux manger » et de la préservation de l'environnement par l'innovation. Il est à noter qu'en même temps, du 22 au 26 février se tiendront le Sima et le Simagena.
« Ce n'est pas par manque d'imagination, mais parce qu'il y a une réelle demande de la société, justifie Jean-Luc Poulain, le président du Sia. Selon l'actualité, les liens avec l'agriculture se tendent et se détendent, et, parfois, la pédagogie manque pour répondre aux interrogations. »
Un avis que partage le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, qui scandait lors d'une conférence de presse, le 6 janvier dernier, que « cet événement sera l'occasion de faire passer des « messages d'optimisme, de confiance » aux visiteurs.
L'an dernier, le salon accueillait 703.000 personnes. Pour l'édition de 2015, les organisateurs espèrent en réunir entre 650.000 et 700.000.

Fin de la nocturne
Les pavillons subissent un jeu de chaises musicales, avec notamment le retour des animaux dans le hall 1, abandonné depuis deux ans en raison des projets immobiliers toujours en suspens.
« C'est plus de bien-être pour les animaux, et un flux facilité pour les visiteurs », estime Jacques Goudeau, le directeur du Sia. Les habitués de longue date devraient vite retrouver leurs marques.
Par ailleurs, une modification des horaires est à noter. La traditionnelle nocturne est supprimée au profit de deux soirées, celles du mercredi et du jeudi, qui prendront fin à 20 heures, au lieu de 19 heures.


Les incontournables
• Le Concours général agricole (CGA). Plus de 2.200 animaux de 372 races défileront sur les rings. Dans les coulisses de ce temps fort du Sia, près de 1.200 personnes s'affairent à préparer leurs champions. Le concours de jugement des animaux par les jeunes se tiendra le mercredi 25 février pour les caprins, et le vendredi 27 février pour les ovins.?
• Fermes grandeur nature. Sur les 1.300 m² de la ferme de l'Odyssée végétale, « Le végétal, c'est vital ! », au cœur du pavillon 2.2, les visiteurs pourront connaître et reconnaître les végétaux qui se trouvent dans notre assiette, dans nos maisons et dans nos champs.?
• Le végétal. Le pavillon 2.2 offrira ainsi une « bouffée d'oxygène », en permettant de découvrir les filières, de la fourche à la fourchette. De nombreux agriculteurs seront présents pour échanger sur l'espace « Le végétal, c'est convivial ».
Des industries agroalimentaires, comme Bonduelle, pour la première fois au salon, seront aussi présentes. Les semenciers accueilleront politiques, responsables agricoles, personnalités de la société civile sur leur plateau télé. Grâce à Interfel, la « Tour FL » (fruits et légumes) reviendra également cette année.
• L'animal. Après une édition passée dans le hall 6, quelque peu éloigné du reste du salon, les chevaux, poneys, ânes et autres mulets occuperont cette année le rez-de-chaussée du hall 7. Quant aux chiens, ils s'installeront dans le bâtiment 5.
La basse-cour conserve ses quartiers de l'an dernier, dans le hall 4. L'élevage du monde intégrera pour la première fois les allées du salon. Ne soyez donc pas surpris d'y croiser des lamas ou des autruches.
• Grande distribution. Après Carrefour, Intermarché, ou encore McDonald's, c'est au tour de Lidl de se faire une place dans les allées. Son objectif est de communiquer sur son approvisionnement en viandes. De quoi pimenter les discussions de la filière...

Pétition · PAC 2015 : NON A LA DISPARITION PROGRAMMEEDES ELEVEURS SUR PARCOURS MEDITERRANEENS · Change.org

Pétition · PAC 2015 : NON A LA DISPARITION PROGRAMMEEDES ELEVEURS SUR PARCOURS MEDITERRANEENS · Change.org

PAC 2015 : NON A LA DISPARITION PROGRAMMEE
DES ELEVEURS SUR PARCOURS MEDITERRANEENS
A l'heure où l'on parle de:
- Biodiversité ; - Bien-être animal ;
- Préservation de l'environnement ; - Produit sain naturel lié au terroir ;
- Haute Valeur Naturelle ; - Agroécologie ;
- Développement Rural sur des zones à
handicaps naturels.
Où les éleveurs pastoraux méditerranéens que nous sommes :
- Valorisent des territoires difficile ; - Élaborent des produits de qualité ;
- Élèvent leurs troupeaux en quasi plein air,
avec un minimum d’intrants ;
- Participent au maintient de la vie rurale ;
- Contribuent au patrimoine naturel et culturel ; - Permettent l’ouverture des milieux pour d’autres
usages (activités liées au tourisme, randonnées, découverte
de milieux naturels, chasse …).
Contrairement aux annonces de redistribution des aides PAC vers l’élevage et les zones à handicaps :
Le ministère de l’Agriculture met en place un système de calcul complexe, inadapté, pénalisant fortement les
éleveurs pastoraux.
Cévennes et Garrigues feront partie des zones les plus impactées de la Région Languedoc-Roussillon.
Nous demandons une reconnaissance de notre pratique de pâturage sur parcours à sa juste valeur
Nos parcours assurent une autonomie alimentaire, tous les végétaux entrent dans la ration de nos animaux.
Nos bois pâturés (châtaigniers et chênes) ainsi que leurs fruits doivent être admis aux aides.
Nous sollicitons les instances locales, régionales, nationales et européennes pour intervenir auprès des
administrations concernées dans l'objectif commun de pérenniser notre activité.
Unis, les éleveurs des Cévennes et Garrigues refusent de disparaître.
Syndicat Ovins du Gard :
Marc Delpuech (06 89 12 29 71)
Syndicat des Éleveurs Caprins du Gard :
Laurence Gueit (04 66 72 91 46)
Fédération des Groupements Pastoraux
Gard/Lozère : Bernard Grellier (06 88 35 67 31)
Association des Éleveurs de Brebis Caussenarde des
Garrigues,Raïoles,Rouge du Roussillon : Catherine Binot (07 77 68 77 37)
Bergers de l’Aigoual :
Elisabeth Garmath (04 67 82 24 63)
Syndicat des producteurs de Pélardons :
Hélène Calvet-Brédoire (04 67 81 82 88)
Pour information : séminaire de 2012http://www.efncp.org/download/EFNCP-permanent-pasture-leaflet_French.pdf
Nous vous encourageons à diffuser largement cette lettre auprès des personnes concernées de votre entourage (élus,
techniciens, éleveurs, etc) ainsi qu'à Mr Stéphane LE FOLL, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et
de la forêt 78, Rue de Varenne 75349 PARIS SP 07
ADRESSÉE À
Minisitre de l agriculture Mr LE FOLL Stephane
Mr Le FOLL
Mr Le FOLL
PAC 2015 : NON A LA DISPARITION PROGRAMMEE 
DES ELEVEURS SUR PARCOURS MEDITERRANEENS

jeudi 5 février 2015

Soutien à Aline et Pascal - Leetchi.com

Cagnotte : Soutien à Aline et Pascal - Leetchi.com

Une avalanche a soufflé la bergerie d'Aline et Pascal dans les Hautes-Pyrénées et emporté les 180 brebis et

 trois vaches. Un comité de soutien s'est organisé...



Côme Trémeau a eu l'excellente initiative d'ouvrir cette cagnote pour faciliter la collecte des dons. Comme vous le savez, dimanche 1er février, une avalanche a totalement détruit la grange d'Aline et Pascal Blanchard. Ils ont miraculeuseusement réchappé à la destruction du bâtiment, mais ont perdu la quasi-totalité de leur bétail, et tout leur outil de travail.
Votre aide leur est précieuse, merci d'avance !!!

Paul henri de Le Rue

URGENT !!! Chiots Bergers de Crau à donner

Bonjour, 
Urgent une personnes donne de chiots de crau nés le 04/02/15. Ils sont à réserver en urgence car si personne n'en veut avant dimanche, elle souhaite s'en débarrasser.
il y a 3 mâles et 2 femelles
Contact: Noellie Giraud 04 90 47 54 39

mercredi 4 février 2015

Pôle Santé Animale - Les services à l'élevage - Alliance-Elevage - matériel d'élevage et produits d'élevage pour les bovins, ovins, caprins et... le cheval !

Pôle Santé Animale - Les services à l'élevage - Alliance-Elevage - matériel d'élevage et produits d'élevage pour les bovins, ovins, caprins et... le cheval !

Le Pôle Santé animale de l’Alliance Pastorale vous accueille du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h00 à 17h45.





Besoin d'un conseil vétérinaire par un véto qui est spécialisé en élevage ovin bovin caprin ???
Le Pôle Santé Animale de l’ALLIANCE est animé par 6 vétérinaires et 3 laborantines et dispose d’un laboratoire d’analyses. Il propose un service de conseils techniques et sanitaires aux éleveurs adhérents, ainsi qu’un panel d’autres services : analyses coproscopiques, autopsies, analyses de fourrages, rationnement, réunion d’informations, alertes… Vous retrouvez également chaque mois dans le Bulletin de l’ALLIANCE un article technique ou sanitaire rédigé par l’un de nos vétérinaires, la Situation Sanitaire, présentation par nos laborantines des résultats des analyses coproscopiques réalisées au laboratoire, et nos conseils et quizz du mois. Côté produits, vous pouvez aussi compléter votre information en demandant à recevoir gratuitement notre Guide technique « Nutrition, Soin et Hygiène » (nos produits y sont présentés accompagnés de conseils d’utilisation et de focus sur les maladies et les techniques d’élevage) ou notre Programme de Biosécurité des Ruminants qui présente en détail les techniques et produits d’hygiène et de désinfection des bâtiments d’élevage. Enfin, dans le cadre de l’animation de son Programme Sanitaire d’Elevage auquel adhèrent 2000 éleveurs ovins de la région centre-ouest* pour le suivi sanitaire de leur élevage, le Pôle Santé Animale diffuse sur cette zone ses lettres d’informations Veto Info et Sanitaire Info.
Un conseil concernant la conduite de votre élevage ? Une demande complémentaire concernant l’un des produits ou matériels de nos gammes ? La recherche d’un produit que vous ne trouvez pas ? Un besoin d’analyses ? Des renseignements sur nos services ?


 N’hésitez pas à contacter le Pôle Santé Animale au 05 49 83 30 30.

*Départements 03, 16, 17, 18, 23, 24, 33, 36, 37, 44, 49, 58, 79, 85, 86, 87.


Le Laboratoire du Pôle Santé Animale
Le laboratoire du Pôle Santé Animale de l’Alliance Pastorale vous accueille du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h00 à 17h45. Il vous propose divers services :
Autopsies sur caprins et ovins
Les autopsies réalisées sont dites de terrain ; l’objectif est de mettre en évidence les principales lésions afin de mettre en place les mesures préventives sur le reste du lot ou du troupeau. Il s’agit d’un service proposé et non facturé aux adhérents de l’ALLIANCE Pastorale. Pour les analyses complémentaires (analyses bactériologiques, antibiogramme…), des prélèvements peuvent être effectués puis envoyés au laboratoire départemental. Ces analyses complémentaires sont à la charge de l’éleveur.
Examens coproscopiques
Ils permettent de rechercher les œufs ou larves de parasites internes dans les matières fécales.
Les prélèvements peuvent être apportés directement au laboratoire de l’Alliance dans des petits sachets ou des pots à prélèvement (pris en pharmacie) ou envoyés par la Poste dans des colis cartonnés. Une fiche commémorative peut être téléchargée pour joindre avec les prélèvements. Un minimum de 20 g de fèces est nécessaire à une bonne interprétation des résultats. Ceux-ci sont envoyés sous 24 à 48h à réception des prélèvements, par courrier, fax ou mail.
Deux techniques d’analyses sont proposées : sédimentation ou flottaison. La technique par sédimentation permet un contrôle de routine dans le but de faire un bilan du parasitisme sur l’exploitation. La technique par flottaison est plus précise et plus fiable pour la recherche des œufs de petite et grande douve et de paramphistome.
Chaque adhérent de l’Alliance Pastorale dispose d’un crédit dee 4 analyses par sédimentation gratuites par an (nombre illimité pour les éleveurs ovins adhérents au Programme Sanitaire d’Elevage). Au-delà, les analyses par sédimentation sont facturées 1 € HT / prélèvement et les analyses par flottaison 3,5 € HT / prélèvement (3 gratuites / an pour les adhérents au Programme Sanitaire d’Elevage), auxquels s’ajoutent 4 € HT de frais de traitement par envoi.
Recherche de cryptosporidies
Les ookystes de cryptosporidies sont recherchés chez les jeunes ruminants avant 15 jours d’âge par coloration. Recherche également possible par kit rapide.
Recherche d’agents pathogènes sur diarrhée de veau
Un diagnostic de laboratoire rapide et fiable pour cryptosporidies, collibacilles K99, rotavirus et coronavirus, à partir d’un prélèvement de matière fécale de veaux âgés de 1 jour à 1 mois (17 € HT pour les 4 recherche ; réduction de 10% à partir de 3 prélèvements).
Analyses de fourrages
Les ruminants doivent… ruminer, et les fourrages représenter une ration de base de qualité. Les analyses de fourrages permettent de juger de cette qualité. Nous vous conseillons sur les prélèvements à réaliser, les conditions d’envoi de votre échantillon et nous vous adressons un résultat commenté par notre spécialiste en nutrition. Calculs de rations également possibles sur demande.

Pour tous renseignements complémentaires, n’hésitez pas à vous contacter le laboratoire du Pôle Santé Animale au 05 49 83 30 33 ou HYPERLINK "mailto:labo@allinacepastorale.fr" labo@allinacepastorale.fr


dimanche 1 février 2015

Utilité à la longueur de la queue chez les ovins

Encore une fois, le débat entourant la longueur de l'ablation de la queue des ovins refait surface. La queue a de nombreuses fonctions; la queue à sa pleine longueur chez la brebis protégera le pis contre le froid. Une Scottish Blackface sur la colline conserve toute sa queue, car le berger sait que dans des conditions extrêmes où la brebis élèvera son agneau, le pis nécessite une protection contre le froid et une mammite possible. Très souvent, lorsqu'un ovin défèque, il secouera la queue pour répandre les excréments.

Cependant, qu'arrive-t-il si la queue est laissée longue dans nos pâturages luxuriants? Les selles molles s'amassent sous la queue, y faisant un lieu idéal pour la myiase. Les mouches déposent leurs oeufs dans la masse fécale et autour de celle-ci, les oeufs éclosant en asticots qui attaqueront la chair sous la queue, et qui entreront même dans le rectum et le vagin. Un agneau avec la myiase n'est pas beau à voir, et il mourra très probablement.

Toutefois, le fait d'enlever complètement la queue pour empêcher la myiase présente aussi des problèmes. Certes, certains prolapsus du rectum peuvent être d'origine génétique, mais un grand nombre sont le résultat de cette ablation de la queue. Le problème réside dans l'anatomie de la région; l'anus et la vulve sont maintenus fermés par les muscles sphincters, muscles circulaires autour de ces orifices, qui se relâchent pour laisser passer les selles et l'urine. Pour être puissant, tout muscle doit être fixé à un os du squelette; ces muscles ont deux insertions à la face inférieure des os de la queue. Une s'étend vers l'avant, et l'autre vers l'arrière le long de la queue. Lorsque la queue est coupée courte, l'insertion du muscle arrière est enlevée, ce qui affaiblit ces muscles.
La faiblesse peut ne pas être apparente immédiatement, mais très souvent un ovin sans queue retournera le rectum au moment d'expulser des selles. Éventuellement, le rectum ne reviendra pas complètement à sa position normale, ce qui mènera au prolapsus. À la fin des années 1980, la mode était aux ovins sans queue, et il y avait un problème significatif avec les agneaux en prolapsus dans la station d'essais. Lorsque les queues étaient laissées plus longues, le problème disparaissait.
Chaque année au moment de l'agnelage, il y a des questions sur les brebis en prolapsus durant le dernier mois de gestation. Dans de nombreux cas, un facteur contribuant est une ablation courte et la perte de la moitié de l'insertion du muscle. Dans le dernier mois de gestation, les muscles du bassin, incluant le muscle de retenue du vagin et le muscle sphincter de la vulve, relâchent sous l'influence du changement hormonal en préparation de l'agnelage. Un muscle de la vulve déjà faible est affaibli davantage par ces changements hormonaux; le résultat est un prolapsus du vagin. Naturellement, les prolapsus se produiront chez les brebis ayant des queues plus longues en raison d'autres facteurs, tels qu'une carence en sélénium à ce stade de la gestation.

Chaque méthode de caudectomie, soit l'anneau de caoutchouc, le couteau, la méthode Burdizzo accompagnée du couteau, produira les mêmes résultats si elle est effectuée correctement et avec soin . En ce moment, la région recommandée est au bout du filet au-dessous de la queue. Comme cela peut laisser une queue trop courte chez la brebis adulte, on travaille actuellement à la détermination de l'emplacement adéquat.

La recommandation du code de pratique d'amputer la queue à la lèvre inférieure de la vulve chez les agnelles, et sous le rectum chez le bélier est un compromis entre aucune caudectomie, avec le risque de myiase, et une caudectomie complète avec la possibilité d'un prolapsus rectal et/ou vaginal. Cette recommandation a été acceptée par le comité qui se compose de producteurs, de vétérinaires et de membres de la société de protection des animaux, et qui reçoit des commentaires des associations d'ovins provinciales. Ce compromis abordait aussi les préoccupations du mouvement de protection des animaux à l'effet que la caudectomie était une mutilation non nécessaire. La question demeure donc, pourquoi continuer à amputer la queue de façon très courte ou à enlever complètement la queue lorsque la longueur de compromis satisfait aux besoins sanitaires de l'ovin?


Auteur :Dr S. John Martin - Consultant en santé des ovins, caprins et porcins/MAAARO
Date de création :01 juin 1999
Dernière révision :19 avril 2010

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca