Au Nid de Brebis

Le Nid de Brebis


mercredi 19 novembre 2014

Caussenarde des garrigues, la grande transhumante

Caussenarde des garrigues, la grande transhumante

A 10 km de Montpellier, dans les vastes espaces des garrigues se dresse le Mas Dieu. Installé depuis 12 ans, Bruno Sérieys y garde 600 brebis caussenardes des garrigues. "A 22 ans, j´avais envie de m´essayer et mon père m´a donné 200 brebis : le troupeau a triplé depuis" affirme cet éleveur.
Ancestral mais autonome
A l´horizon, l´autoroute borde des zones où poussent des petits chênes verts, des broussailles qui, bientôt deviendront impénétrables : c´est le sort des anciennes garrigues qui, depuis une douzaine d´années, ne sont plus pâturées par les moutons.
Au Mas Dieu, rien de tel. L´herbe pousse et les brebis, en cette fin d´avril, veulent la pâturer accompagnées des agnelles d´automne.
Au mas Dieu ©DR

Au mas Dieu
Bruno Sérieys accompagne toute l´année ses brebis Caussenardes sur les parcours

"En été, je garde les animaux en transhumance et, l´hiver, je garde ici sur la propriété. En saison estivale, les brebis disposent d´un parc de 600 m2 pour dormir près de la maison. Je revends le migou (le fumier sec du parc) aux viticulteurs, pépiniéristes et maraîchers de la région : ça me fait un peu d´argent pour payer l´estive !" souligne en riant Bruno Sérieys.
Certes le système pratiqué par Bruno semble ancestral mais, il apparaît surtout très autonome.
"J´ai une location verbale auprès du Parc national des Cévennes et sur le parcours d´un ex-transhumant à la retraite. Cela fait 350 ha environ, qui sont utilisés du 10 juin au 10 septembre" note Bruno Sérieys. Certains bergers effectuent une descente plus rapide des estives vers le 1er septembre : leur agnelage est plus précoce afin de vendre des agneaux légers vers l´Espagne. 
Peu d´achats
Ces Caussenardes semblent bien économes à nourrir : "Si le temps est mauvais au moment de l´agnelage, je leur distribue un peu de seconde coupe de foin de Crau et un complément de maïs mélangé 
à de la luzerne déshydratée. 
A la mise-bas, je leur donne 500 à 600 g de ce mélange et 1 kilo de foin. Ensuite, comme ce sont les agneaux les plus gros qui mangent, les mères vont en dehors et je leur supprime le foin" raconte Bruno Sérieys.
Cette ration de luzerne et de maïs est distribuée le matin aux brebis ; elles en reçoivent même après la vente des agneaux en janvier-février pour que les brebis se "reprennent" mais, dès mars, elles reviennent à l´herbe, à 100 %. 
Agnelles : un petit plus
Pour préparer ses agnelles et les mettre en état, Bruno Sérieys leur alloue une ration de maïs grain, le soir, pour le flushing. La première année, il n´y a pas de mise-bas, celle-ci a lieu à l´âge de deux ans : les animaux sont mieux formés et bien préparés. Ce "petit plus" dans la ration (400 à 500 g de maïs et luzerne) est donc distribué jusqu´à l´âge de 7 mois puis les agnelles vont toutes pâturer l´herbe en estive.
Brebis et agnelles CAUSSENARDE des garrigues ©DR

Brebis et agnelles CAUSSENARDE des garrigues
Le standard de la race est respecté. Une tête bien blanche et une prolificité correcte. Une bonne lactation est recherchée pour le démarrage des agneaux.

Vente : des animaux bien soignés
Très proche toute l´année de ses 600 brebis, Bruno Sérieys estime "qu´il faut bien les soigner". Autrefois, les maquignons voulaient des agneaux à laine fine qui présentaient mieux que les agneaux Caussenards des Garrigues dont la laine avec jarre avait un aspect "bourru". Peu à peu, ces maquignons en livrant des béliers Lacaune ou Blanc de Lozère ont encouragé le croisement. Actuellement, les brebis sont mieux soignées et les agneaux caussenards, même en race pure, sont appréciés. "J´ai commercialisé ces agneaux auprès d´Unicor durant 3 ans et puis, maintenant, je les vends au Gebro à 20-22 kilos vif, principalement les mâles. Je commercialise aussi une soixantaine d´agnelles pour le développement de la race et quelques béliers pour les autres troupeaux" précise Bruno Sérieys. 
Sélection : des aides à la conservation
Bruno Sérieys, voici cinq ans, a effectué un tri sur les 500 brebis qu´il possédait alors. Il a mis de côté les croisées Lacaune, BMC, "Barbarine", Tarasconnaise (un peu hétéroclite tout cela) pour 200 Caussenardes les plus typées et, à partir de ce moment, seules les Caussenardes ont été en augmentation. Sur 530 brebis adultes, 420 Caussenardes sont aujourd´hui reconnues par l´Association. Quatre éleveurs de race pure sont présents dans le schéma de sélection et ce sont des troupeaux de 500 brebis, ce qui diminue les risques de consanguinité. Les éleveurs échangent régulièrement leurs béliers. Les meilleurs "espoirs" passant par le centre d´élevage où ils sont démarrés et typés sur la résistance à la tremblante.
La sélection de cette race s´effectue sur la capacité de désaisonnement ainsi que sur la valeur laitière des brebis : "La prolificité, on en veut guère, mais il y en a, cite Bruno Sérieys. Je préfère avoir des agnelles "jolies" et des mères qui ont du lait".

Manifestation nationale des éleveurs contre le loup, le 27 novembre à Paris | L'e-media 05

Manifestation nationale des éleveurs contre le loup, le 27 novembre à Paris | L'e-media 05

La Fédération nationale ovine (FNO) a décidé d’organiser une manifestation à Paris, le 27 novembre prochain, pour demander l’exclusion des loups des zones d’élevage. Les éleveurs ovins se mobiliseront dès les 25 et 26 novembre pour organiser deux transhumances qui rejoindront le Champ de Mars à Paris, le jeudi 27 novembre à 10h.
Une première transhumance partira de Bar-le-Duc le 25 novembre à 11h et fera étape à Châlons le 26 novembre à 11h. Une deuxième transhumance débutera au Puy-en-Velay le 25 novembre à 10h et fera étape à Moulins le 25 novembre à 16h. Les brebis repartiront le 26 novembre à 8h et feront une dernière halte à Orléans le 26 novembre à 14h.
La FNO dénonce « l’ampleur des attaques de loups de ces dernières semaines, la souffrance et le profond désarroi des éleveurs ovins », « l’inefficacité évidente des mesures de prélèvement et du plan loup en général » et « l’immobilisme des pouvoirs publics par rapport aux attaques incessantes de ces prédateurs sur les troupeaux ».
Selon la FNO, « ce sont plus de 7500 animaux qui ont péri entre les dents de ces prédateurs », au 31 octobre dernier.
« Cette situation est intolérable ! Alors que la pression de la société sur les éleveurs se fait toujours de plus en plus forte en ce qui concerne le respect du bien-être animal dans les exploitations, il semble inconcevable que l’Etat ne laisse pas la possibilité aux éleveurs de défendre leur troupeau. L’Etat français serait-il dépassé par les plus de 300 loups? »
Les associations environnementales demandent l’abrogation de l’arrêté autorisant les battues
Si les éleveurs dénoncent « l’immobilisme » des pouvoirs publics, les associations environnementales fustigent a contrario les mesures expérimentales autorisées depuis août dernier, et notamment la possibilité donnée aux chasseurs d’abattre des loups lors de battues ou de chasse à l’affût. « Avec trois loups abattus le 12 novembre à Canjuers (Var) par des chasseurs, le « quota » de dérogation pour destruction d’espèce protégée attribué par le préfet a déjà été dépassé », observent FNE (France nature environnement), la LPO (Ligue de protection des oiseaux), FNE Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature). « Anticipant ces dérapages bien prévisibles, FNE et la LPO ont fait début septembre un recours en Conseil d’État contre cet arrêté et les dispositions injustifiables qu’il contient au regard du statut de protection de l’espèce. Preuve est malheureusement faite aujourd’hui que ces dispositions ne garantissent pas le respect du cadre dérogatoire, et qu’un nombre indéterminé de loups peuvent être détruits dans une zone sans intervention adéquate d’agents assermentés. »
Dans leur communiqué, FNE, LPO, FNE PACA et Frapna considèrent que « la défense des troupeaux est légitime. À ce titre et en toute responsabilité, nos associations ne se sont pas opposées par principe à toute régulation. La destruction à titre préventif de l’ensemble des loups d’un territoire, voire d’un département, est inacceptable et illégale s’agissant, rappelons-le, d’une espèce protégée. Nos associations en appellent à la responsabilité de la Ministre de l’Écologie pour abroger cet arrêté dangereux et inadéquat. Et à construire enfin une politique responsable conciliant le pastoralisme et la présence des grands prédateurs. »

Concours Selfie | Tech-Ovin

Concours Selfie | Tech-Ovin

Un simple clic, un selfie… gagnez 100€

Un concours « Selfie » est lancé jusqu’au 30 Juin 2015. Développez vos talents de photographe en postant sur notre page Facebook (« Tech-Ovin 2015-9ème Salon National du Mouton ») une photo de vous à côté d’un mouton. Vous pouvez aussi participer à ce concours en nous envoyant votre photo à l’adresse suivante: concours.techovin@gmail.com
-100€ pour le vainqueur
-50€ pour le second
-25€ pour le troisième
Pour toutes informations supplémentaires , n’hésitez pas à nous contacter.

Le Tafta, un traité qui maltraite l’agriculture paysanne ? | La Ruche qui dit Oui !

Le Tafta, un traité qui maltraite l’agriculture paysanne ? | La Ruche qui dit Oui !

Une mère et son enfant attaqués par un loup en Suède......

Unfall in Schweden - Wölfe greifen Mutter mit Baby an - Panorama - Süddeutsche.de


Une mère et son enfant attaqués par un loup en Suède......

lundi 17 novembre 2014

Garde de troupeaux : création du premier syndicat de bergers de France - Actualités - La France Agricole

Garde de troupeaux : création du premier syndicat de bergers de France - Actualités - La France Agricole

Garde de troupeaux

Création du premier syndicat de bergers de France

Publié le lundi 28 avril 2014 - 12h03
0  2 1 0 13
    • agrandirla taille du texte
    • reduire la taille du texte
    • imprimer
Des bergers ont annoncé vendredi la création du syndicat des gardiens de troupeaux de l'Isère (SGT38), premier syndicat indépendant de bergers en France, affilié à la CGT, selon un communiqué.

« Loin de l'image idyllique et poétique que peut avoir le grand public, les bergers sont avant tout des professionnels du pastoralisme, et tiennent à le faire entendre et prendre compte », souligne le nouveau syndicat dans ce communiqué.

Réunis depuis 1984 au sein de l'association des bergers de l'Isère, une poignée de bergers a souhaité se regrouper en syndicat afin de négocier un « statut du berger d'alpage salarié » avec les organisations patronales du secteur, a expliqué à l'AFP Cécile Dulaurent, membre fondatrice du syndicat et bergère dans le massif de Belledonne.

« Nous revendiquons d'être embauchés en contrats à durée indéterminée car nos CDD qui se renouvellent chaque année sont illégaux », a-t-elle notamment expliqué.

Le syndicat réclame aussi un « salaire pour vivre dignement », des droits à la formation pour les bergers, un repos hebdomadaire légal, etc.

Le syndicat a pour l'instant une compétence départementale, mais ses membres espèrent que d'autres syndicats se créeront dans d'autres départements de France afin de créer une fédération.

« L'action syndicale dans le milieu pastoral est très tabou. Les bergers sont craintifs, ils ont peur d'être étiquetés “syndicaliste” et de ne plus être embauchés », a souligné Mme Dulaurent.

Quelque 100.000 brebis, 12.000 bovins, des chèvres, des chevaux et des ânes viennent pâturer chaque année sur les alpages de l'Isère, sous la surveillance d'une centaine de bergers.


En savoir plus sur http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/garde-de-troupeaux-creation-du-premier-syndicat-de-bergers-de-france-87507.html#LpjtV5qF1PVy1U6J.99

Les éleveurs pastoraux s’inquiètent pour les aides sur parcours boisés

Les éleveurs pastoraux s’inquiètent pour les aides sur parcours boisés

Les éleveurs pastoraux s’inquiètent pour les aides sur parcours boisés

Les éleveurs du pourtour méditerranéen ont adopté une motion pour une prise en compte équitable de l’élevage pastoral dans les politiques publiques.
Abonnez-vous  Réagir  Imprimer 
Les éleveurs craignent que les parcelles boisées soient exclues des aides PAC.
Les éleveurs craignent que les parcelles boisées soient exclues des aides PAC. - © Carmejane DR
Les éleveurs et les organisations professionnelles représentatives de l’élevage des zones pastorales méditerranéennes se sont réunis les 25 et 26 septembre à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône à l’occasion des journées de l’élevage pastoral méditerranéen. Ils ont adopté une motion pour une reconnaissance de leurs surfaces dans la future PAC.
S’ils saluent les avancées du nouveau règlement européen, qui ouvre la possibilité de reconnaître les prairies permanentes incluant des broussailles et des arbres et les pâturages permanents où l’herbe n’est pas prédominante, ils s’inquiètent de la publication d’actes délégués pouvant réduire sensiblement le champ des surfaces admissibles.
« Les chênes et châtaigniers pourraientêtre considérés comme non-pâturables avec, comme conséquence, que les parcelles avec plus de 100 arbres de ces espèces par hectare ou plus de 50 % de couverture soient exclues de la PAC. Ensuite, même dans le cas d’arbres et d’arbustes considérés comme pâturables, s’ils représentent plus de 50 % de la surface d’un ilot déclaré, l’admissibilité de l’ilot serait mise en doute. Enfin, les éléments non admissibles dont la surface dépasse 100 m2 devront être spécialement identifiés dans le registre parcellaire et enlevés de la surface admissible des ilots déclarés, alors que cette surface était de 1 000 m2 auparavant » précise la motion adoptée fin septembre.
De très grandes superficies de pâturages, en particulier dans le Sud de l’Europe, correspondent à ces critères et ont jusqu’à présent bénéficié de paiements grâce à des mises en oeuvre de la PAC adaptées dans chaque état membre. La motion adoptée par les délégations représentant des régions française, espagnole, portugaise et italienne demande donc le maintien de l’admissibilité sans restriction de toutes les surfaces de parcours et d’alpages pénétrables, accessibles, et effectivement pâturées.

Les moutons de la biodiversité : explications détaillées du projet… (2) : Bassenge

Les moutons de la biodiversité : explications détaillées du projet… (2) : Bassenge